Tirer parti de ses erreurs, tirer profit de ses échecs, apprendre de ses échecs trois expressions pour définir un processus naturel du cerveau : quand un mode de fonctionnement n’est pas bon, notre cerveau nous en propose d’autres, et celui qui présente le meilleur taux de réussite sera répété, jusqu’à ce qu’il soit enregistré par des connexions solides. C’est exactement ce que fait un bébé quand il apprend à porter sa cuillère à la bouche, à trouver son équilibre : de la nourriture qui atterrit sur la joue ou sur le sol, c’est anecdotique. L’enfant recommence jusqu’à trouver le bon geste, celui qui lui permettra de manger. Nous les parents, nous aidons, nous encourageons, nous nettoyons. Une attitude bienveillante qui renforcera l’envie de faire une nouvelle tentative.

Que fait l’enfant quand il apprend à manger ? des essais, dont certains sont des succès (de la nourriture dans la bouche) et d’autres qui ne sont pas valides …

L’enfant finit par sélectionner le bon geste. Il peut faire cela parce qu’il a fait déjà un certain nombre de tentatives … Si la nourriture tombe par terre appelle-t-on cela un échec ? S’il réussit, dit-on que l’enfant a tiré parti de ses erreurs ? On dit tout simplement qu’il a appris !!! et on le félicite pour cela, on l’encourage à recommencer.

Pourquoi voit-on les apprentissages de la vie différemment de ceux de l’école ? N’applique-t-on pas les mêmes principes pour apprendre à parler, à marcher, à lire, à résoudre un problème, à résoudre une équation ? De nombreux essais, quelques ratés, une procédure qui fait ses preuves et qu’on finit par mémoriser …

Il est simplement normal de se tromper, c’est une preuve d’apprentissage intelligent.

Pourquoi alors l’échec est-il si mal vécu ? Il s’agit en grande partie d’une mauvaise habitude, d’une certaine pression sociale : on va à l’école pour apprendre à lire, à compter, à écrire et nombreux sont les adultes, parents comme parfois les enseignants, qui développent une certaine anxiété. “Et s’il n’y arrivait pas ?” “Et s’il ne savait pas lire à la fin de l’année ?” Voilà souvent une des premières causes de “l’échec scolaire” : le doute. Le manque de confiance en l’enfant et en ses capacités naturelles, le manque de confiance en nos qualités de parent accompagnant.

Rassurez-vous, cela se soigne ! Pour les enfants et pour les parents, il est toujours possible de reprendre de bonnes habitudes, de voir son travail ou le travail de son enfant sous un angle bienveillant, de considérer les erreurs comme une étape naturelle de l’apprentissage. Bien sûr, il nous faut du temps pour se débarrasser de nos vieilles habitudes, un regard neuf, une aide parfois… C’est ici que l’idée de famille prend tout son sens : les parents et l’enfant, doivent ensemble et solidairement adopter un mode de fonctionnement positif afin que l’effort d’apprendre soit allégé de ses stress et de ses frustrations.

C’est la raison de la création de notre site PhiloScol et de l’accompagnement scolaire que nous vous proposons, c’est une des bases des méthodes que nous souhaitons vous transmettre par le biais de nos services.